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Crée
en Finlande en 2001 sur les cendres de Morbid Dream par Tomy, Jontte et
Reisari, Hateform vient tout juste de sortir sa première démo éponyme
dans un registre death mélodique des plus classiques certes, mais aussi
des plus ravageurs.
Il y a des groupes comme ça qui envoient des démos
pour lesquelles il n'y a que deux alternatives : soit on aime soit on
aime pas. Par chance, avec Hateform je me retrouve dans la première catégorie.
Ainsi en seulement quatre titres, je suis totalement rentré dans la musique
du groupe. Pourtant, là encore on n'est pas en face d'un groupe résolument
novateur dans sa démarche. Bien au contraire, Hateform s'atèle à distiller
un death mélodique classique mais ô combien éfficace ! Dès l'opener "Dead"
(que je vous recommande de télécharger), on sent tout de suite qu'on a
pas à faire à un énième groupe de death mélodique made in Suède noyé dans
la masse.
Ici, on privilégie avant tout l'énergie et l'efficacité grâce
à des riffs d'une puissance incroyable. Ajoutez à cela des lignes de chant
death de chez death mais à la fois mélodique (si, c'est possible !) et
une batterie rentre dedans et vous obtenez un cocktail explosif à base
de décibels à consommer sans modération (en gros bourrez vous la gueule
avec Hateform).
Ce n'est pas l'originalité des morceaux qui marque l'auditeur
mais plutôt leur capacité à s'imposer d'eux mêmes dans nos têtes. Ainsi,
il n'y a qu'à écouter "Dead" ou "Warbringer" pour être totalement acquis
à la cause finlandaise. Cependant, même si les morceaux sont assez simples
dans leurs constructions, il s'avère que certaines parties peuvent laisser
pantois plus d'un guitariste en herbe (le solo de "I Won't kneel" est
tout simplement mortel). De plus, les (ultra) puissantes lignes de chant
de Petri Nyström amènent beaucoup à la force de cette démo et submergent
tout sur leurs passages (je suis sûr qu'il doit avoir mal à la gorge à
la fin des sessions...) Pour en venir à la production, la surprise est
aussi au rendez-vous car la démo n'a rien à envier aux productions des
grosses pointures du genre. Ronde et agressive, elle met tous les instruments
en avant de façon à donner beaucoup de relief aux compos.
Au final, je
pense que deux camps clairement définis vont se dresser l'un face à l'autre
: ceux qui d'un côté se mettront à genoux pour remercier le ciel qu'un
tel miracle se soit produit dans le petit monde du death mélodique (comme
moi) et les autres, sûrement trop aigris d'avoir perdu en route leurs
instincts primaires et hystériques pour savourer une authentique musique
totalement décomplexée.
16/20
Mr Zéde
Metalsickness
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